« Votre A ne craint rien »

Ce n’est jamais ni drole ni facile de se faire arrêter.

En l’occurence, lorsqu’on se fait arrêter sur une route limitée à 50 parce que le policier vous a soit disant vu avec ses jumelles et a retenue une vitesse superieure à 50, on se demande si notre premis sera encore valable longtemps…

La voiture devant moi, une vieille voiture grise dont je ne connaissais absolument pas la marque, n’allait vraiment pas vite, et fesait des equarts comme si elle allait doubler la camionette blanche devant elle.

Je n’étais pas en retard pour aller donner mon cours d’aide aux devoirs, mais je n’aimais pas rouler lentement. C’est pourquoi lorsque la voiture qui tractait la remorque s’est enfin décidée à doubler, je l’ai suivie. Innutile d’expliquer ce qu’il s’est passé ensuite et pourquoi est-ce que la voiture n’a pas plus accéléré devant moi… Ils étaient là, et avec des jumelles. Ils m’avaient vue, ils avaient ma vitesse, bien superieure à 50 km/h et j’étais sure de perdre mon permis. Je me garrais derrière la vieille voiture que j’avais déjà suivie une fois, éteignais le contact, et ouvrait, le ma main tremblante, la fenètre conducteur…

« -La voiture que vous avez dépassé roulait à 56 km/h, pourquoi vous la dépassez?

D’une voix tremblante, je décidais de lui sortir la même excuse que pratiquement tout le monde je pense.

-Et bien, je vais travailler, et je suis en retard.. »

-Ce n’est pas une raison pour dépasser la vitesse autorisée Mademoiselle!

-Je le sais bien, oui..

-Carte grise du véhicule et permis de conduire svp.

Je cherchais ma carte grise, et quand je la trouva, la voie sèche et pas commode me redit encore :

-Votre permis de conduire. »

Vraiment, pas commode… Je trouva l’autre papier demandé dans mon autre porte monnaie et le lui donna. Il parti à la voiture principale, garée dans une allée, hors de la vue de la route qu’ils postaient.

Je réfléchissais alors, seule dans ma voiture. Je tremblais de tous mes membres. A quelle vitesse pouvais-je bien être? Il ne me l’avait pas dit… Qu’allait-il m’arriver..? Allais-je perdre mon permis? En temps qu’apprenti conductrice, je ne pouvais pas perdre de points, et j’allais en perdre beaucoup..

Finalement, me retrouvant seule dans la voiture, je décidais de sortir et d’aller demander à la personne devant moi à quelle vitesse il roulait alors, lors de son dépassement.

« -Hooo, commença-t-il, moi, eh, je n’étais pas à plus de soixante km/h hein! -C’était un campagnard, autant dans l’accent que dans la dégaine.- Et puis, ajouta-t-il, vous n’alliez pas plus vite que moi heeih! »

Les 2 policiers respectifs qui nous avaient interpelés arrivèrent alors. Le policier pas commode qui m’avait sèchement parlé me dit alors :

« -Alors, Dépassement non autorisé, celà vous fera 90 euros, vous recevrez l’amende directement chez vous, et celà n’entraine pas la perte de points.

Pas de perte de points… J’étais (presque) rassurée. Je me tournais alors vers la route, et apperçue la ligne blanche, en pointillés. Un dépassement non autorisé sur une ligne en pointillée? Ce n’était certainement pas dans le code de la route, selon moi. Je demandais alors des explications. Des larmes coullaient de mes yeux, contre ma volonté, une accumulation de nerf que je ne pouvais plus contenir.

-Mais, la ligne n’est pas continue ici..

-Eh bien, mademoiselle, les pointillés rapprochés vous empèchent de doubler!

-Euh.. Je ne le savais pas..

Me coupant :

-Vous êtes en ville, ne l’oubliez pas! La limitation est de 50km/h! Et arrêtez de pleurer, je n’aime pas vous voir pleurer. -Comme si cela dépendait de ma volonté…- Vous ne pouvez pas, en ville, dépasser quelqu’un, sauf si la personne roule devant vous à moins de 30km/h. »

J’étais interpellée, il me réexplica cette dernière phrase au moins trois fois. Jamais je n’aurai pensé ça, je ne le savais pas. Nul n’est censé ignorer la loi. Mais ça, je ne le savais pas. Je tentais de le lui dire, mais le monsieur borné me tendit son objet électronique que je devais signer au stilet. Je dépossa mes clefs sur le capot de ma voiture, avec mon téléphone. Mes mains tremblaient et j’avais les yeux remplis de larmes, je ne voyais pas ce qui était écris. Je me secoua la main dans le vide et tenta de signer -je m’y repris à trois fois-.

Je n’avais pas osé demander la vitesse à laquelle je roulais, et après coup je pense que j’aurai du. Il ne la savait pas, cette vitesse. Sinon, j’aurai été accusée d’un exès de vitesse, et non d’un « dépassement non autorisé ». C’est une erreur de qualification, et je ne l’ai même pas reconnue, j’ai perdu le controle de mon état, je subissais.

 

Le policier n’avait en effet certainement pas ma vitesse. C’est pourquoi il m’a acusée d’un dépassement non autorisé, inventant une règle débile pour appuyer son raisonnement. Je l’ai cru, parce que c’est un policier, parce qu’il se doit de faire la justice. Je devais être derrière la voiture lorsque je suis passée dans le champ de ses jumelles. Il ne connaissait pas ma vitesse mais voulait m’arréter, et a volontairement fait une erreur de qualification. J’ai signé et je ne peux plus rien faire. Je suis en licence de Doit, je souhaitais faire, je pensais « comme les policiers », la justice.

Je me trompais.

Publié dans : Confiante, Journal |le 14 février, 2013 |Pas de Commentaires »

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